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Cote Est du 20 au 27-11-2011

Dimanche 20/11/2011(Ecrit par Lolo)

 

   Une fois n’est pas coutume, je vais commencer cette journée par…la soirée d’hier ! Donc après avoir mis le site internet à jour, nous décidons d’aller trouver un endroit pour la nuit qui est déjà tombée (pour rappel, le soleil se couche à 18h30). Nous nous dirigeons donc vers Proserpine qui est la ville la plus proche dans les terres et sur notre route pour la suite du voyage. Alors, comme j’en ai marre de devoir changer d’endroit à cause des flics presque tous les soirs, je deviens assez exigeante sur les lieux de villégiature. Bon ok, j’avoue, j’en suis même devenue très chiante (ce qui ne me ressemble guère…). Et nous voilà donc parties à travers les champs de cane à sucre qui entourent la petite ville. Après avoir pris des chemins, des détours, avoir vu des kangourous et autres crapauds, nous trouvons enfin l’endroit idéal : sous un arbre aux abords d’un champ avec un bas-côté assez grand pour le van. Personne à 10000km à la ronde (à part toujours nos amis les  bêtes). Donc ce sera repas et dodo, car la nuit précédente a été assez chaotique!

 

   6h30 du matin, la journée commence. Pas parce qu’on avait mis le réveil, mais à cause d’un pick-up qui s’arrête juste à côté du van et d’un mec qui se met à hurler : « Y a quelqu’un ??Y a quelqu’un ». Bon, le regard que l’on se lance avec Dedel en dit long, même pas besoin de parler… « Putain, les flics commencent vraiment à nous faire chier !!! ». Alors cette fois-ci, c’est moi qui me colle au charbon, avec la gueule du matin (chagrin), le défi va être dur à relever !! (Remarquez, comme y a pas de différence avec la gueule de l’aprem, en fait ça change rien). Et à ma grande surprise, je me retrouve nez à nez avec un fermier du coin de plus ou moins 70ans, pied nu, chapeau vissé sur la tête qui allait vérifier l’irrigation de son champ. Il voulait juste savoir si ça allait, il nous laisse le temps de nous réveiller et me promet de repasser par là pour voir si ça va toujours. Bon, ben du coup on se lève tant bien que mal, on commence à se faire chauffer l’eau et notre ami revient en disant : « mais non, ça sert à rien ce que vous faites, je vous invite à prendre le petit dej chez moi. Je suis tout seul aujourd’hui à la maison, on tapera la discute ». Bon, ok, on suit donc notre hôte dans sa demeure. De premier abord, Robby est quelqu’un de très simple, on lui donnerai presque 20 dollars pour qu’il s’achète une paire de chaussure. Et là, surprise, la baraque est énorme, très bien aménagée, tout l’équipement moderne qui va avec. Il faut savoir qu’il a 450 hectares de canes, chaque hectare peut produire 16 tonnes de sucre. Et il a gagné le trophé du meilleur cultivateur de cane en 2010. On est resté chez lui entre 2 et 3h, on n’a pas vu le temps passé. Sur fond de musique country, on s’est raconté un peu nos vies respectives. Il nous a raconté la sienne, ainsi que celle de ses enfants, de sa femme partie trop tôt et de sa compagne actuelle. Il nous a aussi beaucoup parlé de la cane à sucre et de tous les secrets liés aux plantations. Il n’a pas pu résister à l’envie de nous montrer toutes les photos de sa petite famille et du temps passé où il cultivait la cane avec son père (maintenant, c’est à son tour de le faire avec son fils) et de l’évolution depuis 50ans. C’était vraiment l’image de l’Australie que j’avais avant que je ne vienne ici : un peu sauvage, dure parfois aussi mais sachant profiter de la vie et ne pas s’emmerder avec des faux problèmes. Robby, c’était le parfais australien : accueillant, gentil, envie de partager son expérience, envie de connaitre les gens. Pour ma part (et je pense que je peux aussi parler au nom de ranger Dedelle), ça a été la plus belle rencontre depuis le début du voyage. Mais voilà, il faut reprendre la route…

 

  Après nos adieux faits à Robby, nous reprenons donc la route vers MacKay. Arrêt obligatoire pour faire les courses et le plein d’essence. Nous décidons de nous arrêter là pour piqueniquer car le guide indique une plage interminable dans le nord de la ville. En effet, la plage est immense, presque déserte (alors que nous sommes un dimanche, qu’il fait plein soleil et que la température culmine à 30°C). Nous effectuons donc notre premier bain en mer, sans combinaison et sans filet anti méduse depuis le début du voyage. On rentre dans l’eau comme dans un bain à 26°C et comme me le fait remarquer ranger Dedelle, les vagues commencent à se former doucement…on se rapproche donc tout doucement de notre première session body depuis Kangourou Island !! Donc comme d’hab, plouf dans l’eau puis bronzette et il est déjà temps de repartir.

  Nous décidons de nous arrêter à Green Hill qui est en bord de mer sur la carte. Arrivées sur place, il est évidemment interdit de camper dans tout le village et comme il y 40 habitants à tout casser, je refais ma chieuse et je suggère à Delphine de s’arrêter à Clairview (qui était d’ailleurs sa 1ère idée), pour voir si on peut se poser. Et puis miracle, dans ce bled, il y a une aire de repos gratuite pour voyageur en détresse comme nous (ça nous rappelle le centre où l’on pouvait trouver ce genre d’endroit n’importe où). Surtout que celui-ci est face à la mer…donc même si on est arrivées de nuit, on sait que le petit dej demain se fera une nouvelle fois au paradis !!! Bon, avant le petit déj de demain, il y a d’abord l’apéro du soir avec petit vin blanc néo-zélandais et surtout un guacamole excellentissime préparé par Dédelle…et encore, apparemment, il est pas terrible, car les épices sont pas tout à fait les même qu’en France !!! Vivement le prochain où ranger Dedelle saura exactement ce qu’il faut y ajouter !!

 

lundi 21 novembre 2011 (écrit par Dédel)

 

Réveillée à 5h par les premiers rayons du soleil, je sors du van découvrir notre  bivouac de jour… L’aire de repos est en bordure d’eau, frangée de mangroves, la ploufette du matin ne sera pas possible… Je bouquine et termine « Marc Levy » en attendant Ranger Lolo qui se lève à 7h30. Nous prenons le pdj face à la mer et décidons de mettre le cap sur Yeppon, une ville côtière à 240 km plus au sud. La conduite (toujours à 80km/h) est alternative et les occupations du passager sont diverses : contemplation, épilage, réglage de la musique… et repérage des aires de repos pour les changements de conducteurs !!

Il est 13h quand on arrive à destination. On se gare face à la mer et on mange une salade faite maison, pas tellement au goût de Lolo, car j’avais voulu innover le trio « champi-haricots-mais » avec des pommes…. A ne plus refaire..

Après le repas on reprend la route qui longe la côte et on atterri à Emu bay où on se pose sur une plage déserte, encore une sensation bien agréable d’être seules au monde. Sur la plage il y a la catégorie intello avec Lolo et sa lecture et la catégorie bronzette-farniente pour ma part… On se baigne dans une eau toujours aussi délicieuse (on risque de devenir rébarbatives !?!) et en sortant on trouve des méduses énormes échouées sur le sable, on peut dire que l’on a eu de la change de ne pas en croiser lors de notre bain.

Bien salées et ensablées on se dirige aux douches publiques pour une vraie douche… et on décide d’aller à Rockhampton boire un petit coup dans un pub. La ville fait village fantôme, boutiques toutes déjà fermées et pas un chat dans les rues. Le pub est très sympa, et comme dit Lolo « on est jamais déçu en allant dans un pub »

Ensuite il est temps de refaire le plein d’essence et de se trouver un endroit pour la nuit qui tombe très vite. Rouler de nuit est relativement confortable sauf quand les camions vous collent au cul avec appel de phares…klaxons etc… bref on se pose dans une aire en bordure de la nationale (bonjour les boules quies pour ce soir…) à l’embranchement pour Gladstone, repas…et dodo si on y arrive !

 

Mardi 22/11/2011 (Ecrit par Lolo)

 

   La nuit a été bonne pour chacune d’entre nous (comme quoi tout arrive). Nous sommes réveillées par les travaux publics vers 8h. Comme l’endroit n’est pas génialissime, nous décidons d’aller prendre le petit dej à Gladstone, à 40km de là et qui est en bordure de mer. Ceci dit, le guide ne nous dit rien à ce sujet donc on aura la surprise. Nous arrivons alors dans une ville qui nous rappelle (par endroit seulement et à certains moments) Coober Peddy. En fait, il y a des mines à ciel ouvert de charbon, des usines et des ouvriers de partout. Nous arrivons quand même à trouver la plage et nous prenons donc notre collation matinale.

Voilà, le café a été englouti par Dedel qui va donc pouvoir conduire… Direction Agnes Water et 1770 Town, qui est la 1ère plage du Queensland sur laquelle Le capitaine Cook a accosté en 1770 (bon, ça c’était pour les 30 secondes de culture, plus ça fait mal à la tête…).

 

  Nous arrivons à Agnes Water sur les coups de midi, et là, nous découvrons la 1ère plage de la côte est avec un potentiel de vagues permettant de surfer…youhooooooooo !! Donc nous décidons de faire d’abord un plouf pour bien vérifier que l’eau est à 26°C…oups pardon, Delphine va encore me reprendre, elle est à 27°C en fait ! La baignade terminée, le bronzage un peu plus affûté, nous partons sur 1770 Town qui est en fait une baie splendide, et à marée basse, cela rappelle encore le bassin d’Arcachon à Delphine. Nous cassons la croûte ici, mais comme la baie est à côté du promontoire, il n’y a que des rochers, et il nous est impossible d’utiliser nos body à cet endroit-là. Qu’à cela ne tienne, nous retournons sur nos pas et nous allons repérer la plage avec ses vagues.

   Comme il est indiqué qu’il y a un risque de présence de méduses, nous décidons d’utiliser nos combi…vivement la prochaine fois qu’avec nos lycras !! Nous enfilons donc notre protection anti méduses, ce qui se fait non sans mal car cela fait 1mois qu’elles sont dans les sacs et entre la chaleur, la transpiration et les jambes gonflées, je peux vous garantir qu’elles collent bien au corps ! Ceci dit, nous somme ravies de ressortir nos body et d’aller dans l’eau. Les vagues me conviennent très bien car pas besoin d’aller très loin pour aller les chercher et comme c’est marée montante, elles portent pas mal. Par contre, ranger Dedel leur reprochent de casser un peu trop vite…forcément, elle va à 10km de la plage…Fais comme moi, reste à 10cm du bord et ça sera parfait !!

  La séance terminée, nous prenons la douche : quel bonheur de ne pas se geler et de pouvoir trainer un peu sous celle-ci et de ne pas mettre 3jours pour faire sécher les combi…Y a pas à dire, faire du body dans une eau à 13°C n’est carrément pas la même chose qu’à 27°C !!!Quel bonheur !!

  Nous retournons ensuite boire un verre à 1770 Town dans un petit bar bien sympathique qui surplombe la baie…ça change aussi du chocolat chaud d’ « après body » qui se prenait dans un endroit clos pour ne pas se prendre les rafales de vent dans la tronche.

Bon, la nuit va bientôt tomber, il est temps d’aller trouver l’emplacement du soir. On prend la direction de la plage « Mon Repos » où il paarit qu’il y a des tortues. Mais bon, c’est un peu loin donc on va trouver un emplacement avant ça. On roule, on tourne et finalement, on se pose…on sait pas trop bien où. Dans le trou du c… de l’Australie, entre un champ, une foret et une ligne de chemin de fer !

La séance de body m’a achevé pour aujourd’hui : grignote et zzzzzzzzzzz 

 

Mercredi 23 Novembre 2011 (écrit par Dédel)

 

Réveil sur notre bivouac le long de la voie ferrée, ses trains de marchandises et ses sirènes avertissant le passage des trains… Petit déjeuner « froid » étant donné que la bombonne de gaz nous a lâché hier en cours de cuisson des pâtes.

Départ vers 8h pour la plage de Mon repos réputée pour l’observation des tortues qui viennent pondre le long de la côte durant Novembre à février ! Pour une fois que l’on est dans une bonne période autre que les méduses… on y va !

Arrivées sur zone, certes l’endroit est sympa…mais pas de tortue en vue mis à part leurs traces de nids dans les sable près des palétuviers.

 

Mon repos n’est qu’à quelques kms de Bundaberg, ville réputée pour sa fabrication de Rhum, qu’à cela ne tienne, on part pour la visite « all inclusive » de la distillerie. (Pour ceux et celles qui connaissent le logo de Bundaberg c’est un ours polaire blanc…). La visite guidée des lieux se fait en petit groupe de 13 personnes et pour mon plus grand bonheur : en anglais bien sûr. Alors ce que j’en ai retenu ne va pas prendre trop de lignes… « Mr Boss à crée la distillerie en 1888… cette dernière a connu 2 incendies successifs… la récolte de la canne dure 5 mois (juin-oct), le premier produit s’appelle la mélasse que l’on conserve dans des cuves. Ensuite cette pâte à mi-chemin entre le caramel et la réglisse (que l’on a gouté) est utilisée et connait une série de fermentation bien complexe…. Là j’ai perdu le fil des indications …. Et au final on a du rhum qui ne doit pas dépasser 78° pour être commercialiser ». On a pu pénétrer à l’intérieur de la distillerie, et la visite s’est terminée par une dégustation, avec 2 verres par personne compris dans le forfait…

 Il fait bien chaud, bien lourd… un bon rhum frais va nous assommer ! Rhum-Lime, Rhum-dry, et le best of : la liqueur de rhum utilisée pour les pâtisseries, chocolat, coffee… un délice..

Après tout ça difficile de prendre le volant pour Ranger Lolo… Je conduis et on mets bien 1H30 à trouver un endroit où l’on puisse recharger notre bouteille de gaz !!!

Après quelques courses classiques au supermarché (crocotte, fromage, jambon) on part pour Woodgate (petit village côtier). On y arrive vers 15h et on se pose face à la mer pour pique-niquer, la vue et la couleur de l’eau est encore une fois splendide. Il y a beaucoup de vent, et apparemment pas mal de courant, mais plus de méduses !

16h Lolo se pare de sa combine moi je teste le body façon light avec seulement maillot lycra…et hop à l’eau ! Vague bof, courant de malade, on fera 15 min de surf et une demi-heure pour revenir face au van… les cuissots ont marché !

Douche et il est temps de reprendre la route pour se trouver un bivouac avant que la nuit ne tombe ! Chose faite on se retrouve encore dans un endroit perdu…mais calme et sans risque d’être dégagée en pleine nuit. Apéro Guacamolé… , fin de la bouteille de vin …repas…et dodo… demain à nous Hervey Bay : au porte de Fraser Island !

 

Jeudi 24/11/2011(Ecrit par Lolo)

 

   Réveil, petit déj, et c’est parti pour Hervey Bay ! Comme il n’y a que 35km qui nous en sépare, Delphine fait tout d’une traite… (des fois, elle est inconsciente…). Nous arrivons sur place avec une sensation étrange. La ville est en bordure de mer, très étalée et les ¾ des magasins sont concentrés sur quelques rues, ce qui donne une impression de ville balnéaire un peu fantôme. Cependant, la plage est immense et s’étale sur plusieurs km, donc on va pas se plaindre !

  Direction ensuite le port pour voir les horaires des ferry pour Fraser Island. Nous ne trouvons pas le terminal et nous nous adressons donc à un point d’information où, le mec très agréable, nous a limite envoyé chié quand il a compris qu’il n’arriverait pas à nous vendre un de ses tours pourri ! Qu’à cela ne tienne, nous allons voir un deuxième bureau d’information. Là, la nana nous explique que ce que nous voulons faire est un peu inconscient. En fait, nous voulons juste prendre des places aller-retour sur le ferry, marcher jusqu’au lac McKenzie et revenir. Donc apparemment, il faut 8 à 10h pour faire la marche aller-retour, il risque de faire entre 50°C et 60°C demain et nous allons marcher uniquement dans le sable…Donc nous faisons là peut être nos adieux !! Car nous avons quand même décidé de la faire! On verra bien !

  Nous passons donc le reste de la journée entre plage et marche le long de la mer, histoire de se chauffer un peu pour demain.

Nous finissons par un repas copieux (ben oui, faut déjà prendre des forces pour demain), sur le parking le long de la plage et nous dirigeons ensuite vers River Heads d’où nous devons prendre le ferry demain à 6h45…Sur ce…peut être à demain pour le récit de nos aventures sur Fraser Island…enfin, rien n’est moins sûr !!

 

Vendredi 25 Novembre (écrit par Dédel)

 

Réveillées à 5h30 on quitte illico presto notre bivouac infesté de puces-mouches qui ont attaqué encore une fois Ranger Lolo lors de ses pipis nocturnes…

On part donc se garer à quelques pas du ferry pour Fraser Island, petit dej rapide, sac à dos avec bouteilles d’eau, Tupperware de pates froides et crème solaire et nous voilà parées. Arrivées à la guérite qui nous délivre les billets pour le bateau, on lit une notice comme quoi les walk-track autour du Lac Mac Kenzie sont fermés depuis le 19 novembre…. Bon ça commence bien… de toute manière on est bien décidées et motivées à aller à pieds jusqu’au lac…on verra bien sur place.

La traversée dure 45 minutes, beau temps, du vent…on est en débardeur tout s’annonce bien !

On débarque sur l’île, très peu de touriste en solo…nous sommes les seules à ne pas avoir pris de tour opérateur. 8h, on démarre notre marche en direction du chemin de randonnée que l’on nous indique. On trouve l’entrée du sentier : de suite le ton est donné : pentes +++, montées abruptes le tout dans le sable, tout ça pour arriver au bout d’une demi-heure avec les mollets en feu devant un panneau nous interdisant de poursuivre notre route.. Une voiture nous conseille d’aller nous renseigner à la réception du resort dans le village, on s’y rend et les hôtesses sont formelles pas de marche possible jusqu’au lac Mac Kenzie… et elles veulent encore nous refiler une voiture à louer (la peau du cul) ou une excursion...ce qui agace Lolo et coupe court à la conversation.

Sur le plan je repère une route pour 4X4 qui mène jusqu’au lac pourquoi pas la prendre... bon il doit y avoir 23KMS.... On s’engage donc sur une piste ensablée…. Pour combien de kilomètres on ne le sait pas… On marche…On sue….on se met sur le bas-côté pour laisser passer les 4X4 qui eux aussi peine sur la route digne d’une piste de rallye … On fait des pauses eau… On avance péniblement, et nos chaussures de randonnées charge le sable… Au bout de une heure et demie j’entrevoie un panneau indiquant qu’il reste 9,8 km jusqu’au lac… je me dis encore minimum 3h de marche. J’attends Lolo à côté du panneau me demandant quelle tête elle va faire ? Puis au loin je vois un toit de bus qui ralenti aux abords de Ranger Lolo… et quelques minutes plus tard je vois lolo descendre du bus 4X4 toute souriante me disant de monter !!! « il a eu pitié…je ne sais pas où il va mais grimpe » Et c’est ainsi qu’on s’incruste dans un tour opérateur… GRATIS…

 

Une demi-heure plus tard le bus stoppe pour se rendre à pied à Bassin Lake, on suit le groupe. Arrivée sur zone qui on retrouve : les 4 Allemandes Vautours qui étaient en croisière avec nous : Fou Rire ! On s’entend avec Ranger Teddy,  le conducteur de bus qui nous dit que l’on peut suivre un sentier pour le lac Mac Kenzie et s’y rendre en une heure. Et cerise sur le gâteau, comme il a vraiment eu pitié de ce que l’on venait de se taper comme marche, il nous propose de nous prendre au Lac à 16h pour nous ramener au Ferry.. Le rêve !

On laisse donc le groupe au premier Lac et on prend la bifurcation pour Mc Kenzie…et il se met à pleuvoir…. Super.. on est trempées… mais la récompense n’est plus très loin !

On arrive au Lac vers 13h, le ciel est très couvert, mais la couleur de l’eau cristalline sur fond de sable blanc type farine est magnifique…. Bon c’est encore plus beau par grand soleil, mais il va falloir faire une croix dessus...il repleut !!

On se restaure de notre gamelle de pâtes froide bien collante… dans un endroit charmant et à l’abri : Les WC !

On passe l’après-midi au Lac à chasser les taons… Lolo s’est amélioré pour les exterminer ! 16h RDV avec Ranger Teddy au bus et il nous offre Café et Thé… Humm ça réchauffe, oui car on est bien humide et on a un peu la chair de poule !

Le bus démarre, en route, Ranger Teddy conduit comme un pro dans des endroits horribles de creux de bosses et de sables… le tout en totale décontraction nous racontant des blagues et des histoires de dingos. On stop pour observer la végétation qui tente de repartir suite à un incendie… Et on arrive à 17h passé à Kingfisher Bay, trop tard pour prendre notre ferry ? Ranger Teddy s’en excuse et nous conduit au resort en nous conseillant de patienter là, et de rejoindre le groupe au Dingo bar à 19h pour le repas…. Aller c’est parti, journée gratis jusqu’au bout on rentre dans le resort et on se prélasse au spa en sirotant un petit coca… on est les deux seules à ne pas avoir de belles serviettes de l’hôtel et aussi les deux seules à être pouilleuses. Le Spa nous décrasse et on sort à temps pour le repas où on mange encore à l’œil, ce soir au menu c’est Tacos et Faritas…. A volonté. On reprend notre chemin en remerciant bien notre ange gardien, et on monte à bord du ferry à 20H30.

On roule à peine une demie heure et on se pose pour bivouaquer, crevées,, claquées…et Lolo à ses pustules qui gonflent… Hum… Bonne nuit en perspective !

 

Samedi 26/11/2011(Ecrit par Lolo)

 

   La nuit fut tout à fait correcte pour Dedel. Quant à moi, ma réaction allergique aux piqûres de mouche à pipi se réveille pendant la nuit. Résultat, depuis 3h du mat, démangeaisons incessantes (et qui ne s’arrêteront plus pour les 3 prochains jours).

Bref, nous commençons notre journée par quelques courses matinales pour le petit déj à Maryborough. Nous errons dans le supermarché la gueule enfarinée, car pas de café ou de thé au réveil, c’est pas gagné. Nous continuons notre route jusqu’à Tuan qui se trouve en bordure de 2 fleuves qui se rejoignent pour aller se jeter dans l’océan. La collation prise, nous nous dirigeons vers Rainbow Beach, dont la description dans le guide nous fait bien envie. Et celle-ci ne nous déçoit pas ! La petite ville côtière est bordée d’une plage magnifique…avec des vagues ! Nous enfilons vite nos lycras et nous nous jetons à l’eau. Les vagues nous remuent pas mal et après une petite session de ¾ d’heure, nous cassons la croute !

Nous repartons sur la plage avec nos body sous le bras, car nous sommes bien décidées à s’en refaire une petite session quand la marée sera montante. Seulement voilà, après 2h de sieste au soleil, l’envie n’est plus au rdv le moment venue. Et comme me le fait remarquer judicieusement ranger Dedel, les vagues ne sont plus trop au rdv non plus. Nous partons donc vers la dune qui a l’air pas mal. Arrivées sur place, la vue est superbe et surplombe la forêt d’un côté et la mer de l’autre. Nous nous promenons ensuite sur la dune et nous décidons de la descendre de l’autre côté pour rejoindre la plage. Nous nous mettons alors à dévaler une pente impressionnante qui aboutit sur la plage non sans mal. Arrivées en bas, nous avons une vue d’ensemble de ce que nous venons de faire et nous réalisons que nous venons de dévaler une pente abrupte de plus de 10 mètres de haut. Mais ça valait le coup. Nous rentrons au van, petit coca frais avec vue sur la mer encore une fois et puis partance pour le bivouac que nous avions repéré ce matin à un embranchement…ce soir, c’était trop facile !!

 

dimanche 27 novembre 2011 (écrit par Dédel)

 

La nuit fut rude pour Lolo qui a souffert de ses démangeaisons et brulures multiples surtout aux jambes. Pour moi elle ne fut pas trop mal jusqu’à 5h. On prend le pdj sur les tables de l’air de repos et direction Noosa, 90 kms plus au sud.

Arrivée sur zone vers 11H, la ville est assez difficile à comprendre et pas facile de se repérer surtout que le maire du coin a dû avoir des promos sur les ronds-points…Noosa est très étalée avec une façade sur l’océan pacifique et scindée en deux par la Noosa river. Du coup on longe des cotes de lagunes où l’on voit des kayaks, des bateaux de pêche…tout ça nous donne bien envie.

On se gare à la porte du parc national et on part à la plage le long d’un chemin qui surplombe la baie qui est splendide avec pas un nuage dans le ciel. Baignade, de l’ombre pour Lolo et ses pustules et bronzette pour moi. Les magasins et les restaurants sont plutôt branchés et huppées, nous on retourne pique-niquer dans le parc avec nos craquotes-fromage.

 

14H on décide d’aller voir un camping recommandé par le LP qui donne sur la lagune mais il est fortement conseillé de réserver à l’avance…On tente quand même. Arrivées sur place : Bingo on a un emplacement vue sur la rivière. De suite on Branche l’électricité pour recharger nos appareils en tous genres (de l’épilateur…aux ordis) et on part à pied sur les bords de la rivière pour réserver notre sortie canoë pour demain. ça y est le deal est conclu, demain à 9h on pagaiera.. si on arrive à être synchro…ça va pas être triste !

Ensuite courses pour préparer notre festin du soir… BBC prévu et Apéro. On rentre au camping, on fait une lessive …je prépare le Guacamole…et DOUCHE chaude + shampoing !!! La sensation d’être propre est géniale !

19H30 ouverture des festivités, apéro sur nos chaises pliante sous le ciel étoilé et la mini brise d’air….s’en suit le BBC viande rouge et légumes … il manquait juste une petite touche sucrée comme un petit fondant au chocolat. Bref c’était divin…. Notre 4ème camping remporte la palme d’or… On a le ventre qui va exploser, un petit thé pour digérer, une bonne nuit en perspective et demain….ça va ramer sec ! (dans tous les sens du terme à mon avis !) 



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